Bourse, La Marina BJ— Après une semaine de retrait marquée par une chute de 30 % des volumes, la séance du lundi 23 février 2026 a sonné l’heure du rebond pour les valeurs béninoises. Porté par une BIIC conquérante qui franchit la barre des 5 100 FCFA, le pôle béninois semble avoir rompu avec l’inertie pour s’aligner enfin sur l’euphorie qui porte l’indice BRVM Composite vers de nouveaux sommets.
Le soulagement est palpable sur la place financière de Cotonou. Alors que la période du 16 au 20 février s’était achevée sur une déconnexion inquiétante entre le Bénin et le reste de l’UEMOA, la séance de ce lundi 23 février 2026 construit une nouvelle dynamique. Le « doute » qui habitait les investisseurs, alimenté par l’absence de catalyseurs locaux et l’attrait massif pour les publications de résultats des géants ivoiriens et sénégalais, semble s’être dissipé au profit d’une stratégie de rachat à bon compte. L’indice BRVM Composite, poursuivant sa course folle, a clôturé à 404,84 points (+0,61 %), mais cette fois-ci, le pôle béninois n’est pas resté sur le quai.
La BIIC Bénin dépasse un seuil historique
Le fait saillant de la journée est incontestablement la performance de la BIIC Bénin (BICB). Après avoir végété avec une hausse marginale de 0,1 % la semaine dernière, le titre a littéralement changé de braquet ce lundi. En s’adjugeant +1,90 %, la banque atteint le niveau symbolique des 5 100 FCFA.
Plus que la hausse du cours, c’est la qualité du flux qui impressionne. Avec 35,07 millions de FCFA transigés pour 6 668 titres, la BIIC confirme qu’elle est désormais le moteur de liquidité du compartiment béninois. Les investisseurs institutionnels semblent avoir validé ce nouveau plancher, transformant ce qui n’était qu’un espoir la semaine dernière en une réalité boursière solide.
Fin de la purge pour la LNB et stabilisation de la BOA
L’autre signal fort vient de la Loterie Nationale du Bénin (LNB). Alors qu’elle figurait vendredi dernier dans le bas du classement avec un recul hebdomadaire de -0,9 %, la valeur a stoppé son hémorragie. En progressant de 0,26 % pour s’établir à 3 865 FCFA, elle rassure les « chasseurs de rendement ». À ce niveau de cours, son rendement net agit comme un aimant, stabilisant la confiance des porteurs.
De son côté, la Bank of Africa Bénin (BOA BN) a opté pour la stabilité à 6 850 FCFA. Après avoir cédé du terrain lors des précédentes séances, la locomotive financière du Bénin a vu ses flux se stabiliser, signe que la pression vendeuse s’est tarie.
Un marché régional porté par un dynamisme global
Au-delà des frontières béninoises, la place régionale maintient une cadence élevée. La séance du 23 février a été marquée par une progression généralisée des indices majeurs : le BRVM 30 a grimpé de 0,47 % pour atteindre 188,22 points, tandis que le BRVM Prestige s’est apprécié de 0,56 % à 160,32 points. Le marché a mobilisé une valeur transigée de 1 971 002 221 FCFA. En termes de profondeur, 47 titres ont été échangés au cours de la journée, illustrant une activité soutenue. La physionomie de la séance révèle une domination nette des acheteurs avec 27 titres en hausse, contre 15 titres en baisse et 5 restés inchangés.
Les projecteurs se sont particulièrement braqués sur les performances fulgurantes de SICOR CI et SAFCA CI, qui caracolent en tête des hausses avec respectivement +7,43 % et +7,34 %. À l’inverse, la journée a été plus difficile pour EVIOSYS PACKAGING SIEM CI (-7,36 %) et SODE CI (-6,90 %), qui accusent les reculs les plus marqués du jour. Selon nos analystes à la rédaction, ce retour d’intérêt pour le pôle béninois s’inscrit ainsi dans une dynamique régionale robuste, confirmant que l’appétit des investisseurs pour les actifs béninois est loin d’être émoussé.
Restez connectés à l’actualité en temps réel en rejoignant notre chaîne WhatsApp pour ne rien manquer : actus exclusives, alertes, et bien plus encore.