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BRVM : Le réveil tonitruant de la LNB (+3,37 %) dans un marché en quête de repères

Bourse, La Marina BJAlors que la place financière régionale digère un calendrier boursier bousculé par les jours chômés, la Loterie Nationale du Bénin (LNBB) a créé la surprise ce mardi 26 mai 2026. En s’adjugeant une hausse vigoureuse de +3,37 %, le deuxième titre béninois côté à la BRVM s’est hissée au sommet du palmarès dans un marché globalement ralenti, où les investisseurs institutionnels procèdent à de prudents arbitrages.

La rentrée boursière après le long week-end de la Pentecôte s’est opérée dans une atmosphère très particulière. Avec seulement trois séances de cotation au programme cette semaine en raison des fêtes de la Pentecôte et de la Tabaski, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a vu ses volumes transactionnels s’effondrer de plus de 41 % lors de la première séance. C’est précisément au cœur de cette quête collective de repères et de cette contraction de la liquidité que le pôle d’actifs béninois a totalement renversé les rôles, porté par le sursaut spectaculaire de sa valeur de divertissement.

Le Top 5 des hausses pour la LNB

Après plusieurs séances de léthargie, la Loterie Nationale du Bénin (LNBB) a signé le retournement technique le plus marquant de la journée. Le titre a bondi de +3,37 %, propulsant son cours de 3 860 FCFA à 3 990 FCFA. Cette performance permet à l’émetteur béninois de s’installer fièrement à la quatrième place des plus fortes hausses de l’ensemble de la lisière régionale. Bien que l’opération se soit adossée à un volume modeste de 306 titres échangés pour une valeur de 1,19 million de FCFA, ce sursaut démontre que le rendement net attractif de la LNB, solidement ancré à 6,90 %, réveille immédiatement l’intérêt des acheteurs dès que les opportunités de gains se raréfient sur le reste de la cote.

À l’opposé de la dynamique de la LNB, les deux valeurs bancaires de Cotonou ont traversé la séance sous le signe de la temporisation. La Bank of Africa Bénin (BOAB) poursuit sa saine phase de consolidation post-dividende, cédant un léger -0,56 % pour s’établir à 8 900 FCFA. Elle n’en demeure pas moins le véritable poumon de liquidité des valeurs béninoises en capturant à elle seule 41,56 millions de FCFA de transactions (4 659 titres). De son côté, la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) du Bénin enregistre un repli mineur de -0,67 % à 5 190 FCFA dans un excellent volume d’échanges (2 400 titres). Pour ces deux établissements contrairement à la LNB (-7,10 %), les voyants de long terme restent au vert : la BOA Bénin conserve une progression annuelle insolente de +52,14 % avec un rendement réajusté à 6,57 %, tandis que la BIIC affiche une variation annuelle de +4,32% , signalant un titre toujours sous-évalué par le marché.

Une contraction de la liquidité régionale

À l’échelle régionale, la configuration de cette semaine écourtée a déjà lourdement pesé sur l’animation globale de la cote, matérialisée par un véritable choc de liquidité. La valeur globale transigée s’est effondrée de -44,13 %, glissant sous la barre psychologique du milliard quotidien pour s’établir à un niveau modeste de 916,97 millions de FCFA, tandis que le volume d’actions échangées reculait de -41,57 % à 560 879 titres. Ce tarissement de l’activité a entraîné les indices de référence dans une légère respiration technique : le BRVM Composite a cédé -0,16 % à 420,33 points, quand le BRVM 30 glissait de -0,14 % (197,33 points) et le BRVM Prestige de -0,23 % (163,73 points). La capitalisation boursière des actions a malgré tout préservé son ancrage au-dessus des sommets récents, s’établissant à 16 203 milliards de FCFA.

Cette baisse des indices s’explique principalement par des prises de bénéfices ciblées sur de grandes capitalisations, à l’image du secteur des Services Financiers (-0,32 %) plombé par la lourde chute de la Société Ivoirienne de Banque (SIB CI) à -5,64 % (7 700 FCFA), ou encore du compartiment de la Consommation de Base (-1,08 %) tiré vers le bas par Sucrivoire (-5,48 %) et Unilever CI (-4,74 %). À l’inverse, cette rareté des capitaux a poussé les gestionnaires de fonds à se recentrer sur des dossiers industriels et technologiques de premier plan. Le secteur de la Consommation Discrétionnaire a ainsi progressé de +0,78 %, soutenu par la belle orientation de Tractafric Motors CI (+6,18 % à 4 470 FCFA). L’industrie a également repris des couleurs (+0,69 %) sous l’impulsion de SETAO CI, qui signe la plus forte hausse de la séance (+7,41 % à 3 115 FCFA). Preuve que le marché conserve une solide assise acheteuse malgré l’étroitesse du calendrier, la balance des variations est restée positive avec 23 titres en hausse contre 19 en baisse, témoignant d’une sélectivité accrue mais résolument optimiste.

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