Gouvernance locale, La Marina BJ – Réuni en première session extraordinaire le 29 mai 2026, le conseil communal de Cotonou a statué sur plusieurs dossiers structurants pour la ville, dont la désignation d’un intérimaire au poste de chef du 12ᵉ arrondissement, vacant depuis l’incarcération de son titulaire par la CRIET.
La salle de délibérations de l’Hôtel de Ville de Cotonou a vibré, vendredi 29 mai 2026, au rythme d’une session extraordinaire convoquée conformément aux dispositions de la loi n°2021-14 du 21 octobre 2021 portant organisation de l’administration territoriale. Présidée par le maire Luc Gnacadja, en présence de ses deux adjoints et du secrétaire exécutif Anges Paterne Amoussouga, la séance a réuni les 39 conseillers communaux autour d’un ordre du jour dense, à l’heure où la nouvelle mandature communale 2026-2033 s’installe encore dans ses marques institutionnelles.
Un poste vacant depuis l’arrestation de Samuel Akindès
Le point le plus sensible politiquement portait sur la situation du 12ᵉ arrondissement, l’un des plus peuplés de la capitale économique. Samuel Akindès avait été désigné chef de cet arrondissement lors de la session municipale du 6 mars 2026 , figurant parmi les sept chefs d’arrondissement reconduits dans la nouvelle configuration communale issue des élections de janvier 2026. Il a cependant été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Cotonou le 5 mai, après son interpellation le 1ᵉʳ mai par la Brigade économique et financière, et sa présentation devant le procureur spécial de la CRIET pour des faits présumés d’abus de fonction.
Face à ce vide administratif, le conseil communal a tranché : Edgard Djossou, chef du 7ᵉ arrondissement, assurera la fonction d’intérimaire à la tête du 12ᵉ arrondissement, dans l’attente de l’issue judiciaire de l’affaire Akindès. Une solution de continuité administrative conforme aux pratiques de la décentralisation béninoise, qui évite de laisser un arrondissement de cette importance sans autorité locale de proximité.
Compte administratif, audit institutionnel et cession foncière au menu
Au-delà de cet épisode judiciaro-institutionnel, la session a été l’occasion pour les élus de valider à l’unanimité le compte administratif de l’exercice 2025, acte qui engage la transparence de la gestion municipale sortante. Le conseil a également adopté la démarche d’audit institutionnel, organisationnel et de réforme des ressources humaines de la commune, un chantier de modernisation interne que le maire Luc Gnacadja, ancien directeur exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a placé au cœur de son projet municipal depuis sa prise de fonctions en février 2026.
Enfin, les conseillers ont autorisé la cession du siège du 3ᵉ arrondissement au profit du ministère de la Santé, en vue de la construction d’un hôpital moderne de 65 lits, une décision qui traduit la volonté de l’exécutif communal de mobiliser le foncier municipal au service des équipements de santé de proximité.
Restez connectés à l’actualité en temps réel en rejoignant notre chaîne WhatsApp pour ne rien manquer : actus exclusives, alertes, et bien plus encore.