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Assainissement pluvial des villes secondaires (PAPVS BÉNIN) : le coup d’envoi des chantiers de Ouidah et Porto-Novo fixé au 15 juillet 2026

Assainissement pluvial, La Marina BJLe compte à rebours est officiellement acté pour le Programme d’Assainissement Pluvial des Villes Secondaires (PAPVS) dans deux communes du Bénin. Selon nos informations, la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT SA), agissant en tant qu’agence d’exécution sous la tutelle du Ministère du Cadre de Vie et des Transports en charge du Développement Durable (MCVT), a formalisé la date du 15 juillet 2026 pour le démarrage effectif des travaux de drainage urbain et d’aménagement connexes dans les communes de Ouidah et de Porto-Novo. Plongée au cœur des chiffres et des choix stratégiques d’un chantier qui s’apprête à redessiner le paysage urbain béninois.

Financé de concert par la Banque Africaine de Développement (BAD) à hauteur de 72,30 % et par l’Africa Growing Together Fund (AGTF) pour les 27,70 % restants, deux prêts signés le 17 juillet 2023, ce vaste projet structurant s’apprête à mobiliser de lourds moyens logistiques et humains pour endiguer définitivement le fléau des inondations.

18 mois de travaux à Ouidah

Pour le chantier dédié à la ville historique de Ouidah, il est prévu, au volet de la gestion des eaux, la construction de 7 collecteurs majeurs totalisant une longueur de 4 758 mètres. L’aménagement urbain intègre également le pavage complet de 12 rues, ce qui représente un linéaire de 6 552 mètres. Quant aux équipements sociocommunautaires, le projet prévoit le déploiement de 2 000 mètres de clôture de protection, l’érection de 3 blocs de latrines à 4 compartiments et la construction d’un logement de type F3. Enfin, le secteur de l’éducation bénéficiera de la construction de deux modules de 3 salles de classes pour le primaire avec leurs équipements mobiliers, ainsi que de la réhabilitation d’un module similaire dans un Collège d’Enseignement Général (CEG), le tout couplé à une remise en état globale par décapage et reprofilage des cours intérieures de ces différentes infrastructures publiques.

Pour l’attribution de ce contrat, la concurrence a été particulièrement rude. Sur les 23 entreprises sur la ligne de départ, incluant des géants de l’ingénierie venus de Chine (ZE GROUP LTD,CGC, HNRB, CJIC, CGGC), de France (EIFFAGE GÉNIE CIVIL), du Togo (CECO SA), du Bénin (OFMAS, GROUPEMENT FADIL SA/ BIS TP, GROUPEMENT VICO/AKKAD CI) ou encore du Mali (ECOA), c’est finalement l’entreprise marocaine SALSABILA TEC SARL qui s’est vu attribuer le contrat. Évaluée à un montant final de 7 229 642 678 FCFA HT, l’offre de la société basée dans la zone industrielle de Settat route de Marrakech a été jugée économiquement la plus avantageuse.

Une durée d’exécution de 24 mois à Porto-Novo

Les grandes lignes des travaux dans la capitale s’étaleront sur une durée d’exécution de 24 mois à compter du 15 juillet 2026. Les interventions prioritaires sur les infrastructures hydrauliques consisteront en un déploiement de 4 collecteurs de grande envergure s’étendant sur 9 507 mètres de longueur. La modernisation routière se traduira par l’aménagement et le bitumage ou pavage de 4 rues majeures totalisant 8 802 mètres. Le volet social et éducatif de ce chantier se concentrera quant à lui sur la réhabilitation complète du CEG Akpassa, une opération d’envergure qui intègre de fait les travaux structurels d’assainissement de la cour intérieure de l’établissement.

Pour ce segment du projet qui a réuni un total de 16 entreprises candidates, le verdict est également tombé en faveur de l’expertise marocaine. C’est en effet la société IRRIGA MED SARL qui l’emporte haut la main avec une enveloppe financière globale fixée à 16 114 099 047 FCFA HT.

Avec des montants contractuels cumulés dépassant 23 milliards de francs CFA pour les deux villes de Ouidah et de Porto-Novo, et des délais d’exécution qui courront respectivement jusqu’en janvier et juillet 2028, la SIRAT devra assurer un suivi technique rigoureux dans un contexte où la saison des pluies constitue à la fois la raison d’être du programme et sa principale contrainte de chantier. Précisons que le financement de la BAD pour le PAPVS vise à améliorer le système de drainage pluvial non seulement à Porto-Novo et Ouidah mais également Bohicon et Abomey, au bénéfice d’une population cumulée d’environ un million de personnes. D’un coût global de 107,74 milliards de francs CFA, l’ambitiin du PAPVS est d’assainir le cadre de vie des populations urbaines et de renforcer leur résilience face aux inondations dues au changement climatique.

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