Gouvernance Maritime, La Marina BJ – L’épilogue est désormais imminent pour l’appel d’offres international relatif à la surveillance du littoral béninois. Selon nos informations le Port Autonome de Cotonou (PAC) a franchi une étape décisive en procédant à l’ouverture de la proposition financière du groupement ANTEA / INROS LACKNER, révélant les enjeux financiers de cette mission stratégique.
Le processus de sélection du partenaire scientifique chargé de conduire les grandes études maritimes pour les trois prochaines années entre dans sa phase finale. Après l’ouverture des plis techniques en décembre dernier (Lire LMBJ du 9/12/2025), la salle de dépouillement de la Direction des Marchés Publics du PAC a accueilli récemment, la séance d’ouverture de la proposition financière du seul candidat resté en lice. Ce rendez-vous administratif rigoureux lève le voile sur le coût de l’expertise nécessaire pour observer, mesurer et anticiper les dynamiques d’un littoral en constante mutation.
Une offre unique sous la loupe
Conformément à la méthode de sélection fondée sur la qualité et sur le coût (SFQC), la Commission d’Ouverture et d’Évaluation a examiné le dossier du groupement composé d’ANTEA Bénin, INROS LACKNER et ANTEA Belgium. Sous la présidence d’Abdou Sorhibou Avlessi et en présence des représentants de l’organe de contrôle, la séance a permis de confirmer la parfaite recevabilité du dossier financier.
Des informations recueillies auprès de notre source bien informée, le consortium a fourni l’ensemble des pièces requises, notamment les lettres de soumission et la ventilation détaillée des coûts, tant en version papier qu’en format numérique sur clé USB. Cette conformité sans réserve permet au processus de basculer vers l’analyse finale des montants proposés pour ce marché à bons de commande.
Plus d’un demi-milliard de FCFA sur la table
Le procès-verbal de la séance, consulté par La Marina BJ, révèle que le groupement a soumis deux options financières pour la réalisation de ses prestations sur une période de trois ans. L’offre de base lue publiquement s’élève à un montant de 534 946 442 FCFA toutes taxes comprises. Parallèlement, le consortium a présenté une offre variante dont le montant total toutes taxes comprises est fixé à 315 334 149 FCFA. Ces chiffres représentent l’investissement que le Port Autonome de Cotonou s’apprête à engager pour transformer sa gestion côtière en s’appuyant sur des données bathymétriques et topographiques de haute précision.
Selon notre spécialiste à la rédaction, « Cet écart significatif de près de 220 millions de FCFA s’explique par la nature même des propositions en marchés publics. L’offre de base répond strictement au cahier des charges initial du port, alors que la variante suggère généralement une optimisation technique ou méthodologique propre à l’expertise du groupement. » Il appartient désormais à la direction portuaire de déterminer si l’option la plus économique garantit le même niveau de précision scientifique pour la protection de nos côtes.
Pour le poumon économique du Bénin, l’enjeu de ce contrat triennal dépasse le simple cadre technique pour devenir un pilier de sa stratégie de résilience. Cette fluidité procédurale ouvre désormais la voie à la finalisation du choix du « gardien scientifique », lequel aura pour mission de produire l’intelligence côtière indispensable aux décisions d’aménagement portuaire et à la protection des infrastructures contre les assauts de la mer.
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