Sécurité, La Marina BJ — Ce qui ne devait être qu’un simple vol à la tire s’est transformé en une opération policière d’envergure. Samedi 21 février, l’interpellation d’un individu aux abords de la pharmacie de Gbédjromédé a permis aux hommes du commissariat du 8^e arrondissement de remonter jusqu’à un important stock d’objets volés, dissimulé au cœur du marché Dantokpa.
Les faits se sont déroulés le samedi 21 février, aux environs de 6 heures du matin. Un agent de sécurité civile, assoupi après une longue nuit de service à proximité de la pharmacie de Gbédjromédé, tenait encore son smartphone en main lorsqu’un individu a tenté de s’en emparer. Ce contact furtif a immédiatement réveillé l’agent qui a donné l’alerte, provoquant la fuite du suspect.
Selon les détails rapportés par la cellule de communication de la Police républicaine, la traque a été de courte durée grâce à une mobilisation citoyenne exemplaire. Des collègues de la victime et des conducteurs de taxi-motos présents sur les lieux se sont lancés à la poursuite du fuyard, parvenant à le maîtriser rapidement. Une patrouille du commissariat du 8^e arrondissement, alertée dans la foulée, a procédé à l’interpellation formelle de l’individu, mettant fin à sa cavale dans les ruelles du quartier.
Des aveux qui mènent à une saisie record
Lors de son interrogatoire, le mis en cause a non seulement reconnu les faits, mais a également révélé l’existence d’un circuit organisé pour l’écoulement de ses butins. Il a déclaré revendre systématiquement les objets dérobés à un technicien en téléphonie installé dans l’enceinte du marché Dantokpa. Sur la base de ces informations cruciales, les enquêteurs ont diligenté une descente immédiate dans la boutique indiquée, conduisant à l’arrestation du receleur présumé.
La perquisition menée par la Police républicaine a mis au jour un inventaire impressionnant d’objets d’origine suspecte. Le bilan de la saisie fait état de cinquante smartphones Android et dix-huit téléphones à touches, soit soixante-huit appareils au total. Les forces de l’ordre ont également saisi deux ordinateurs portables, une tablette numérique, une moto de type PCX non immatriculée, ainsi qu’une somme de 54 875 francs CFA en liquide, vraisemblablement issue de la revente illicite.
D’après la même source, les deux suspects ont été placés en garde à vue et une enquête judiciaire approfondie a été ouverte. Elle vise à retracer l’origine exacte de chaque bien saisi, à identifier les victimes potentielles et à démanteler d’éventuelles ramifications de ce réseau de recel.
Par Noé William HOUNKANRIN (Collaborateur extérieur LMBJ)
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