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Crédit en 48H, monnaie électronique, microfinance digitale : Ce qu’il faut retenir du plan de Romuald Wadagni pour révolutionner l’inclusion financière

Finance inclusive, La Marina BJ Par une digitalisation massive et la promesse d’un crédit accessible en moins de 48 heures, le projet de société du candidat président Romuald Wadagni, dévoilé le 21 mars à Cotonou, entend lever les verrous historiques qui freinent les artisans et les PME béninoises.

Avant de promettre, le candidat président Romuald Wadagni comptabilise. Et les chiffres qu’il avance, dans le document programme, sur l’inclusion financière sont effectivement parmi les plus flatteuses du bilan du régime de la Rupture. Entre 2016 et 2024, le taux de bancarisation élargi est passé de 63 % à 87 %, tandis que le taux d’inclusion financière — part de la population utilisant effectivement les services financiers disponibles — a progressé de 69 % à 90 %. Ces performances ont valu au Bénin le premier rang au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine.

Ce résultat n’est pas tombé du ciel. Il est le fruit d’une politique volontariste de l’exécutif sortant : restructuration du Fonds National pour la Microfinance, déploiement massif du microcrédit Alafia dont les montants décaissés sont passés de 500 millions de FCFA en 2020 à 12,1 milliards en 2025, développement de services financiers dédiés aux populations vulnérables via La Poste du Bénin, PADME et le FNM, et mobilisation d’une enveloppe de 1,5 milliard de FCFA pour le crédit ARCH Artisans. Mais 90 % d’inclusion financière signifie aussi 10 % de Béninois encore exclus. Et parmi les 90 % inclus, combien accèdent réellement au crédit productif dont ils ont besoin pour développer leur activité ? C’est précisément ce gap que le candidat président Romuald Wadagni entend combler d’ici 2033.

La révolution du « Crédit 48h »

Le point d’orgue de cette stratégie repose sur la création d’une Plateforme Nationale d’Inclusion Financière dont l’objectif principal est de briser le parcours du combattant de l’entrepreneur en permettant d’obtenir un prêt en moins de deux jours. Selon le document programme, en s’appuyant sur un système de notation de crédit moderne et sur l’exploitation rigoureuse des données financières et non financières, telles que les paiements mobiles ou les déclarations fiscales, l’État s’associera au secteur privé pour évaluer automatiquement la capacité de remboursement des demandeurs. Ce dispositif cible l’octroi de prêts allant de 50 000 à 50 millions de FCFA, lesquels seront sécurisés par des mécanismes de garantie publique restructurés et assortis d’exigences allégées pour faciliter l’accès au financement.

Le candidat, une fois élu, ne veut pas se contenter de faciliter l’emprunt car il prévoit d’ancrer durablement le numérique dans le quotidien transactionnel des populations. Le projet mise sur la mise en place d’une infrastructure nationale de paiements électroniques totalement interopérable qui garantira des transactions fluides, rapides et sécurisées pour l’ensemble des usagers. Parallèlement, la dématérialisation complète de la chaîne de valeur de la microfinance permettra d’automatiser l’instruction des dossiers ainsi que le décaissement et le suivi des crédits au niveau du Fonds National de la Microfinance. Cette transformation digitale s’accompagnera de mesures d’incitations ciblées pour stimuler l’usage de la monnaie électronique et le développement de services financiers adossés au portefeuille numérique comme l’épargne ou les paiements récurrents.

L’artisan au cœur du système

Pour le candidat président Romuald Wadagni, la finance ne doit plus être l’apanage des élites urbaines mais doit devenir un outil de proximité pour tous. La stratégie accorde une priorité absolue aux microentreprises, aux femmes et aux jeunes entrepreneurs évoluant dans les zones sous-bancarisées afin de leur offrir les moyens de développer leurs activités.

Comme mentionné dans le document programme au titre du chemin parcouru, avec la mobilisation d’une enveloppe spécifique de 1,5 milliard de FCFA dédiée au crédit ARCH Artisans et le renforcement de la transparence via l’Agence Nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés, l’État assume son rôle de régulateur et d’accompagnateur. En simplifiant ainsi l’accès aux ressources, chaque commerçant ou agriculteur béninois pourra obtenir rapidement, avec le Président Romuald Wadagni, le soutien financier nécessaire pour créer des emplois et améliorer durablement ses conditions de vie.

En combinant la promesse du crédit en 48 heures, l’accélération de la monnaie électronique et la digitalisation de la microfinance, ce volet du projet s’attaque directement aux obstacles concrets qui freinent l’épanouissement de l’ingéniosité béninoise. C’est précisément cette approche pragmatique, centrée sur l’autonomie financière du citoyen, qui constitue sans doute l’une des propositions du programme les plus susceptibles de résonner au-delà des lieux de meeting pour toucher le cœur du quotidien des Béninois. En transformant le téléphone mobile en un levier de croissance, le candidat président Romuald Wadagni ambitionne de faire de chaque citoyen le véritable moteur de la transformation structurelle du pays.

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