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Bénin : Un scrutin présidentiel au déroulement apaisé malgré les alertes de la société civile

Politique, La Marina BJ, — Les électeurs béninois se sont rendus aux urnes ce dimanche 12 avril pour choisir leur prochain président. Entre efficacité logistique et vigilance des observateurs, la journée électorale s’est clôturée sans incident majeur, ouvrant la voie au dépouillement.

Le calme a régné sur l’ensemble du territoire national. Pour ce scrutin historique, le premier à inaugurer le mandat septennal issu de la révision constitutionnelle de novembre 2025, les 7,8 millions d’électeurs étaient appelés à choisir le successeur de Patrice Talon. Le président sortant, ayant accompli ses deux mandats constitutionnels, a voté à Cotonou, affichant sa « satisfaction » face à ce qu’il qualifie de « tournant historique ».

Une efficacité logistique confirmée

Le président de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), Sacca Lafia, a salué le bon déroulement technique du vote. Lors de sa tournée d’inspection, il a constaté que la majorité des 17 462 bureaux de vote étaient opérationnels dès 7h15 contrairement aux dernières élections du 11 janvier 2026. Cette fluidité organisationnelle marque une progression notable dans la gestion du matériel et du personnel électoral.

Pourtant, dans les grands centres urbains comme Cotonou ou Porto-Novo, l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous selon certains de nos reporters envoyés sur le terrain. À l’inverse, les zones rurales ont affiché une affluence plus soutenue, témoignant d’un intérêt persistant pour le processus électoral hors des métropoles.

La société civile en alerte

Malgré cette sérénité apparente, la journée a été placée sous une surveillance rigoureuse. Plus de 1 700 observateurs issus de la société civile ont été déployés pour garantir l’intégrité du scrutin.
Dans son premier rapport d’étape, la plateforme de surveillance a fait état d’une centaine d’alertes à travers le pays. Ces signalements portent notamment sur des irrégularités procédurales, telles que l’ouverture anticipée de certains postes ou des interrogations sur la conformité de certaines urnes avant le démarrage. Ces remontées de terrain soulignent le rôle actif des organisations non gouvernementales dans le suivi du processus électoral.

Ce scrutin, pour rappel, se tenait dans un contexte politique particulier, marqué par l’absence du principal parti d’opposition Les Démocrates, faute de parrainages suffisants. Si le ministre d’État Romuald Wadagni porte le projet de continuité de la majorité présidentielle, Paul Hounkpè a tenté d’incarner une alternative modérée durant une campagne relativement discrète.

Vers les résultats

La phase de vote étant achevée, l’attention se porte désormais sur la centralisation des résultats. Grâce à un dispositif de transmission électronique, la CENA prévoit de publier les résultats provisoires du premier tour d’ici le 14 avril 2026. La Cour constitutionnelle sera ensuite chargée de valider les chiffres définitifs et de traiter d’éventuels contentieux.

Le prochain chef de l’État, dont le nom pourrait être connu dès le premier tour héritera d’un pays à l’économie modernisée, mais confronté à des défis sociaux majeurs, notamment le taux de pauvreté et la menace sécuritaire croissante dans le Nord du pays. Surtout, l’élu de ce scrutin présidentiel du 12 avril disposera d’un temps long pour agir : le prochain rendez-vous des Béninois avec les urnes n’est fixé qu’à 2033.

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