Gouvernance, La Marina BJ – Selon le rapport d’audit financier indépendant consulté par La Marina BJ, le Projet de Gestion des Eaux Pluviales et de Résilience Urbaine (PGERU) a consommé 21,83 % de ses prévisions budgétaires sur l’exercice 2025. Si la gestion financière de l’unité de gestion est saluée par une certification 100 % éligible des dépenses, ce ralentissement s’explique par un recentrage stratégique opéré sur les chantiers.
Le bilan comptable du PGERU au 31 décembre 2025 dresse le portrait d’une année de transition pour ce projet financé par un crédit de l’Association Internationale de Développement (IDA) au Bénin. Sur un budget annuel révisé fixé à 29,76 milliards de F CFA, seuls 6,49 milliards de F CFA ont été effectivement engagés et réalisés. Cet écart, qui ramène l’exécution financière de l’année à un cinquième des prévisions initiales, ressort du rapport d’audit validé en août 2026 par le cabinet comptable FIDEXCA-SARL.
Une gouvernance financière irréprochable et certifiée
Malgré ce rythme d’exécution annuel mesuré, l’unité de gestion intégrée au sein de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT SA) enregistre un succès sur le plan de l’orthodoxie budgétaire. L’auditeur indépendant a délivré trois opinions sans réserve, attestant de la conformité totale des états financiers, de la gestion du Compte Désigné à la BCEAO et des États Certifiés de Dépenses (ECD).
Le cabinet d’expertise comptable a ainsi confirmé un taux d’éligibilité de 100 % pour l’ensemble des dépenses soumises au bailleur. Depuis le lancement des opérations jusqu’à la fin de l’exercice 2025, la gestion a permis d’aligner de manière rigoureuse les flux d’engagement sur le système comptable OHADA applicables aux entités à but non lucratif (SYCEBNL). La trésorerie disponible en fin de période s’établissait ainsi à 3,31 milliards de FCFA, traduisant un atterrissage comptable maîtrisé.
Les raisons d’un recentrage
L’explication clé de cette sous-exécution annuelle réside dans un arbitrage technique et politique opéré par les autorités ministérielles de tutelle. En cours d’exercice selon le rapport, une instruction gouvernementale a ordonné l’annulation de travaux additionnels initialement programmés pour un montant global de 21,41 milliards de FCFA.
Cette réorientation du périmètre physique des chantiers a entraîné par ricochet la suspension des Plans d’Action de Réinstallation (PAR) et des programmes de rétablissement des moyens de subsistance associés. Représentant plus de 1,41 milliard de FCFA de prévisions annulées, ces ajustements sociaux et fonciers ont contribué à contracter le volume global des décaissements prévus sur l’année, réorientant l’effort d’assainissement sur la finalisation prioritaire des tronçons et des bassins déjà amorcés dans le Grand Cotonou.
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Au-delà des flux budgétaires de l’exercice 2025, la clôture administrative du projet est intervenue le 31 mars 2026, avec une dérogation de délai accordée par la Banque mondiale pour l’arrêté des comptes, finalisé en mai 2026. Au bilan consolidé du PGERU, les ressources cumulées mobilisées atteignent 40,93 milliards de FCFA, dont 38,69 milliards apportés par l’Association internationale de développement (IDA) et plus de 2,08 milliards par la contrepartie béninoise. Ces investissements se traduisent par un patrimoine d’infrastructures drainantes et d’équipements valorisé à plus de 18,93 milliards de FCFA au bilan de clôture.
Désormais intégrés dans le réseau d’assainissement pluvial géré par la SIRAT et la municipalité, ces ouvrages de collecte et d’évacuation des eaux de ruissellement constituent le pilier central de la protection de la capitale économique contre les inondations récurrentes.
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