Protection sociale, La Marina BJ – Presque deux ans après l’annonce des premières études en Conseil des ministres, le projet de construction de 35 Centres Intégrés Économiques, Sociaux et Numériques (CISN) entre dans sa phase active. Là où les premières annonces se limitaient à des intentions, La Marina BJ a obtenu les détails précis de la nouvelle phase de ce chantier historique qui va transformer 26 communes béninoises. En savoir plus sur une offensive à 26 milliards de francs CFA.
L’autorisation de la phase des études de maîtrise d’œuvre annoncée en Conseil des ministres le 17 juillet 2024 cède bientôt la place aux engins de chantier. Selon nos informations exclusives, la Cellule d’appui à la mise en œuvre du Programme de Filets de Protection Sociale Productifs « GBESSOKE » passe à la vitesse supérieure en entamant la phase administrative en vue de la contractualisation avec six entreprises spécialisées dans les bâtiments et travaux publics et le génie civil. Ce ne sont plus de simples intentions politiques, mais un engagement contractuel ferme puisque chaque entreprise retenue disposera d’un délai strict de douze mois pour livrer l’intégralité des infrastructures dès la signature des documents. Le coût global de cette opération d’envergure nationale est désormais arrêté au chiffre précis de 26,3 milliards de francs CFA, un investissement massif qui marque le plus grand tournant infrastructurel du secteur social pour cette année.
Une cartographie précise
Les informations recueillies auprès de notre source bien informée permettent de dresser la carte définitive de ce maillage national. Les trente-cinq futurs Centres Intégrés Économiques, Sociaux et Numériques couvriront l’intégralité des douze départements du pays pour corriger efficacement les disparités régionales. Dans la partie septentrionale, les communes de Kandi, Banikoara, Nikki, Parakou, Natitingou, Matéri, Djougou, Bassila et Tchaourou accueilleront ces infrastructures, tandis que la région des Collines sera renforcée par les sites de Dassa-Zoumè et Savalou. En descendant vers le Sud et l’Atlantique, le déploiement touchera les localités d’Abomey-Calavi, Allada, Ouidah, Cotonou et Sèmè-Kpodji. Le centre-sud bénéficiera quant à lui d’une couverture dense incluant Houéyogbé, Lokossa, Aplahoué, Djakotomè, Abomey et Bohicon, avant que les régions de l’Ouémé et du Plateau ne ferment la marche avec les communes d’Adjohoun, Porto-Novo, Adja-Ouèrè et Pobè.
Cette répartition rigoureuse démontre une volonté claire de transition d’un social de déclaration vers un social de proximité. Au-delà des simples concepts de mutualisation évoqués à la genèse du projet, l’organisation concrète de ces complexes est désormais entièrement fixée. D’après les informations rapportées par notre journaliste contributeur Hubert Sena, le format architectural a été rigoureusement standardisé pour garantir la même qualité de service public sur tout le territoire national. Chaque site abritera un bloc administratif moderne, un bloc spécifiquement équipé pour les cours éducatifs, deux blocs de division technique, une guérite sécurisée et, surtout, un espace entièrement dédié à la Poste du Bénin. C’est précisément cette intégration stratégique des services postaux au cœur des infrastructures sociales qui donne vie au concept de guichet unique. En fusionnant les prestations postales et les services d’aide en un seul et même lieu, l’État crée un microcosme communautaire moderne capable de répondre instantanément aux besoins économiques, sociaux et numériques des populations locales.
Des fondations solides
Ce coup d’accélérateur infrastructurel s’adosse à un programme de protection sociale dont la montée en puissance est déjà chiffrée. Depuis le démarrage de cette initiative GBESSOKE, quatre-vingts anciens centres de promotion sociale ont déjà été convertis avec succès en cent vingt guichets uniques opérationnels grâce au déploiement du Registre Social Unique et des outils modernes de paiement digitaux. Sur le front de l’impact direct, les résultats actuels démontrent la pertinence du dispositif avec un volume de trois milliards quatre-vingt-seize millions de francs CFA déjà distribués sous forme de transferts monétaires à plus de vingt mille personnes vulnérables, composées dans leur immense majorité de femmes.
Entièrement soutenu par un financement de la Banque mondiale à hauteur de soixante (60) milliards de francs CFA, le programme GBESSOKE quitte définitivement le stade des promesses administratives pour s’ancrer durablement dans le quotidien des populations béninoises.
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