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Bénin : Le Conseil des ministres passe au rythme mensuel sous l’ère Wadagni

Gouvernance, La Marina BJ Pour son premier grand rendez-vous post-remaniement, l’exécutif béninois opère une rupture méthodologique majeure. Selon les informations obtenues par La Marina BJ, les rencontres ordinaires de l’exécutif, le traditionnel Conseil des ministres hebdomadaire, se dérouleront désormais le premier mercredi de chaque mois. Un changement de tempo radical qui redéfinit l’agenda politique et consacre une gestion axée sur le temps long et l’efficacité opérationnelle.

C’est un véritable séisme dans les habitudes de la haute administration béninoise, habituée depuis des décennies au ballet rituel de chaque mercredi matin à la Présidence. Quarante-huit heures après la passation de charges marathon qui a installé la nouvelle équipe ministérielle du président Romuald Wadagni, le tout premier Conseil des ministres de ce septennat vient de poser les bases d’une refonte profonde du travail gouvernemental. En espaçant les réunions ordinaires pour les fixer au premier mercredi de chaque mois, le chef de l’État et son équipe affichent une volonté de rompre avec la gestion de l’urgence hebdomadaire pour installer une culture de résultat à long terme.

Un dispositif à trois vitesses pour maximiser l’efficacité

La grande annonce de ce Conseil inaugural réside dans la réorganisation structurelle du travail gouvernemental. Pour rompre avec le flux ininterrompu des réunions hebdomadaires qui saturaient les agendas administratifs, l’exécutif béninois instaure une méthode inédite déclinée en trois instances complémentaires. Ainsi selon le compte rendu du secrétariat général du gouvernement, les sessions ordinaires du Conseil des ministres se tiendront désormais uniquement le premier mercredi de chaque mois, s’imposant comme l’instance de validation finale, des grands arbitrages et de l’adoption des décrets stratégiques.

Pour maintenir la cadence et instruire les dossiers techniques en amont, un Comité interministériel se réunira de façon bimensuelle les premier et troisième lundis du mois afin d’assurer le gros du travail de coordination et de mise en cohérence des politiques publiques. Enfin, entre ces grands rendez-vous, des Conseils de Cabinet thématiques et à la demande regrouperont les ministres sectoriels sur des sujets pointus et urgents, garantissant une flexibilité totale sans alourdir l’appareil d’État. Ce changement de tempo valide la vision d’une gouvernance axée sur le temps de l’action plutôt que sur le protocole des réunions.

Cet arbitrage porte l’empreinte technique indéniable du président Romuald Wadagni, forgée par dix années de rigueur à la tête du ministère des Finances du Bénin sous le régime de la Rupture. Ce changement de périodicité répond à une logique de rationalisation administrative optimale. Au lieu d’adopter des décrets ou des communications au compte-gouttes chaque semaine, les dossiers seront désormais consolidés, instruits à fond en amont au sein des comités interministériels, puis arbitrés de manière groupée une fois par mois. Pour l’appareil d’État, c’est l’assurance de décisions plus mûries, mieux coordonnées, et une réduction drastique des goulots d’étranglement administratifs qui ralentissaient parfois la mise en œuvre des réformes prioritaires.

Quels impacts pour le suivi de l’action publique ?

Si le Conseil des ministres devient mensuel pour ses sessions ordinaires, cela ne signifie en rien un relâchement du contrôle de l’action publique d’après l’un de nos spécialistes à la rédaction. Au contraire, ajoute-t-il ,  » cette réforme déplace le curseur de la performance vers le Secrétariat général du gouvernement et les cabinets ministériels ou encore les ministres conseillers, chargés d’assurer la fluidité des dossiers au quotidien. »

Toujours selon notre spécialiste à la rédaction, les réunions extraordinaires resteront bien évidemment possibles en cas d’urgence nationale, mais le message envoyé à l’administration est sans ambiguïté : chaque ministère doit désormais fonctionner comme une unité autonome et hautement responsable, évaluée non pas sur sa capacité à présenter des dossiers chaque semaine, mais sur sa faculté à délivrer des résultats tangibles à l’échéance mensuelle. L’État béninois change de rythme, et la quête d’efficacité opérationnelle devient la boussole de ce nouveau septennat.

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