Infrastructures routières, La Marina BJ – À trois mois du terme contractuel fixé à la mi-novembre 2026, l’aménagement et le bitumage de l’axe Pénéssoulou–Alédjo–Sèmèrè touchent à leur fin dans le département de la Donga. Porté par un investissement de plus de 51 milliards de francs CFA, ce chantier stratégique pour le désenclavement local et l’intégration transfrontalière entre dans sa dernière phase d’équipements de sécurité.
Lancés officiellement le 15 novembre 2024, les travaux de la route Pénéssoulou–Alédjo–Sèmèrè et de sa bretelle vers le Togo sont sur le point d’atteindre leur pleine livraison. Longtemps éprouvé par la dégradation de ses voies et des coupures répétées en saison des pluies, le réseau routier de cette zone frontalière s’apprête à faire place à une infrastructure moderne de haute technicité. À quelques semaines de l’échéance des 24 mois prescrits, les voyants sont au vert pour une réception dans les délais impartis.
Les données communiquées ce jeudi 13 août 2026 par l’entreprise QGMI témoignent d’une progression fluide des opérations sur le terrain. Les éléments structurants du chantier affichent des taux de réalisation optimaux : la couche de base est finalisée à 99,9 %, la couche d’asphalte atteint 99,6 %, et les ouvrages de drainage sont achevés à 98 %. Plus décisif encore, le remplissage ainsi que la construction des trois ponts majeurs du tracé sont entièrement livrés. Selon les informations rapportées par notre journaliste contributeur Noé William HOUNKANRIN, l’entreprise concentre désormais ses moyens sur les travaux d’habillage et de sécurisation routière, notamment la pose de la signalisation verticale et horizontale, le balisage, ainsi que le déploiement de l’éclairage public.
Du désenclavement local au levier commercial transfrontalier
Piloté par la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (SIRAT), l’ouvrage s’étend sur un axe principal de 44 kilomètres, complété par une bretelle de 6 kilomètres reliant Alédjo-Akaradè au poste-frontière togolais. Conçue pour résister à un trafic lourd et soutenu, la chaussée bidirectionnelle (10 à 11 mètres de largeur selon les zones) repose sur une structure renforcée comprenant une couche de fondation en graveleux latéritique, une couche de base en grave concassée et un roulement en béton bitumineux de 5 centimètres doté d’un traitement anti-orniérant.
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Au-delà de la prouesse technique, la concrétisation de la « route de la paix », baptisée en souvenir de l’intervention apaisante de l’ex chef de l’État Patrice Talon à Sèmèrè en 2016 à une époque où deux camps se battaient pour l’imamat, transforme radicalement la mobilité régionale. Le temps de parcours entre Sèmèrè et Pénéssoulou va s’effondrer, passant de 90 minutes éprouvantes à une trentaine de minutes seulement. Pour les communes de Bassila et de Ouaké, cette infrastructure met fin au calvaire récurrent des usagers, autrefois confrontés aux risques d’accidents et aux inondations du pont de Kara. Elle offre surtout un corridor logistique fluidifié pour dynamiser les échanges commerciaux entre le Bénin et le Togo.
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