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Campagne agricole au Bénin : Le plan national de subvention des intrants entre dans sa phase active

Agriculture, La Marina BJLe gouvernement béninois déploie sur le terrain son ambitieux programme de soutien au monde rural. Doté d’une enveloppe de plus de 31,8 milliards de francs CFA pour la saison 2026-2027, ce dispositif vise à amortir le coût des facteurs de production, à stimuler la productivité et à garantir la sécurité alimentaire à l’échelle nationale.

Reconduit lors du Conseil des ministres du 13 mai 2026, le mécanisme de subvention des intrants agricoles entre dans sa phase opérationnelle. Face à la hausse constante des prix sur le marché international, cette intervention financière majeure de l’État permet de maintenir le sac de NPK (50 kg) à 17 000 FCFA — contre un prix de marché évalué à 24 250 FCFA — et l’urée à 15 000 FCFA au lieu de 19 250 FCFA (Lire LMBJ du 13/05/2026). À travers cette mesure, l’exécutif fixe des cap ambitieux pour la saison : atteindre 3,4 millions de tonnes de céréales (+16 %) et 9,46 millions de tonnes de racines et tubercules (+17 %).

L’opération repose sur un réseau de distribution piloté par les Agences territoriales de développement agricole (ATDA), garantissant des réductions sur les semences allant de 25 % à 50 % sur le maïs et le riz, et couvrant jusqu’à 100 % des coûts pour les boutures de manioc.

Top départ à Kétou

C’est dans le cadre de ce déploiement national que la commune de Kétou, intégrée au Pôle de développement agricole n°6 (Plateau), illustre la concrétisation de la démarche. Selon les informations rapportées par notre journaliste contributeur Gabin Tovonon, par un communiqué en date du 12 août 2026, la maire Titilola A. L. Angélique Adegnika a appelé les producteurs locaux à se rapprocher de la cellule communale de l’ATDA. Dans cette zone stratégique, les agriculteurs accèdent désormais aux semences de maïs certifiées à 160 FCFA le kilogramme, aux semences hybrides à 470 FCFA et aux boutures de manioc entièrement gratuites.

La ville de Kétou répond également à un enjeu d’intégration agro-industrielle. La commune bénéficie d’un programme d’investissement de 4,592 milliards FCFA cofinancé par l’État et le FIDA (PADAAM) pour la création de six unités de transformation, dont une usine de manioc calibrée pour traiter 1 500 tonnes par an en lafou certifié et farine panifiable. La subvention des semences garantit ainsi l’approvisionnement continu de cet outil industriel.

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L’initiative désormais activée par l’exécutif communal de Kétou marque le début d’un mouvement d’envergure nationale. Selon nos informations, d’autres communes du pays lui emboîteront le pas à travers une mobilisation similaire. Ce relais systématique vise à toucher la totalité des exploitants du territoire au moment opportun des semis, transformant ainsi l’effort budgétaire de l’État en levier direct de souveraineté alimentaire et de création de valeur localisée.

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