Justice, La Marina BJ — Fondée par Razaki Babatundé Olofindji, décédé en août 2024, l’Imprimerie Tundé SA tente de stabiliser son avenir sous contrôle judiciaire. L’entreprise, dont les difficultés de trésorerie avaient entraîné l’ouverture d’un règlement préventif dès 2022 avec un passif de 5,2 milliards de FCFA, fait aujourd’hui l’objet depuis quelques semaines d’une procédure de redressement judiciaire qui pourrait virer vers la liquidation. En savoir plus.
L’Imprimerie Tundé SA cherche à obtenir un redressement judiciaire devant le Tribunal de commerce de Cotonou. Selon nos informations, l’affaire, actuellement pendante devant la Chambre des procédures collectives d’apurement du passif, marque la volonté de l’entreprise d’éviter la liquidation définitive et d’aménager le paiement de ses dettes, dans le prolongement de difficultés financières apparues du vivant de son fondateur.
L’épreuve des impayés
Pourtant portée par un développement plus rapide à partir de 2010 grâce à la fabrication des cahiers « Le Papillon » et aux travaux d’édition, la société a progressivement vu ses performances économiques s’éroder. Dans des écritures judiciaires de 2022 consultées par La Marina BJ, l’entreprise expliquait ce déclin par une baisse d’activité globale, des créances impayées et des contraintes sur ses comptes logés chez son partenaire bancaire principal, Ecobank Bénin SA. Cette situation avait conduit le Tribunal de commerce à ordonner, par décision du 2 août 2022, la suspension des poursuites individuelles pour traiter un passif exigible de 5,2 milliards de FCFA.
Alors que plusieurs rumeurs faisaient état d’une dissolution informelle des actifs, la poursuite des procédures collectives montre que l’entité demeure engagée dans un cadre légal d’apurement encadré par la justice. C’est dans ce contexte de restructuration que le dossier est revenu devant la juridiction commerciale de Cotonou. Lors de l’audience de ce lundi 19 octobre 2026, les échanges auraient notamment porté sur la cession d’un actif immobilier appartenant au patrimoine de la société, destinée à désintéresser la masse des créanciers.
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Pour statuer en toute transparence sur ce montant, le tribunal a ajourné la cause au 2 novembre 2026, exigeant du conseil de l’entreprise, Me Rufin BAHINI, la communication formelle des justificatifs relatifs au prix de vente. Contacté par notre journaliste contributeur Noé William HOUNKANRIN afin de recueillir sa réaction sur le dossier, Me Rufin BAHINI, avocat de la société, a décliné tout commentaire sur le fond de l’affaire. « C’est encore en cours, je ne fais pas de commentaire là-dessus. La procédure est encore en cours. Le dossier n’est pas encore vidé », a respectueusement réagi l’avocat, confirmant le caractère pendant de l’instance devant la juridiction commerciale.
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