Bourse, La Marina BJ — Alors que la place financière d’Abidjan semble vouloir reprendre son souffle après une euphorie historique en février, le pôle béninois, porté par ses fleurons bancaires, a choisi de faire cavalier seul. Pour cette première séance de cotation du mois de mars, la BOA Bénin et la BIIC ont affiché une résilience remarquable, s’extrayant d’une tendance régionale orientée à la baisse.
La séance d’ouverture de ce lundi 02 mars 2026 a été marquée par un vent de consolidation sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). L’indice BRVM Composite a cédé -0,21 %, portant sa performance annuelle à 20,56 %. Dans ce contexte de prise de bénéfices généralisée, où les secteurs industriels (-2,40 %) et de la consommation (-1,14 %) ont lourdement pesé, les titres bancaires béninois ont opéré un véritable « découplage », s’imposant comme les nouveaux refuges de la liquidité régionale.
7 000 FCFA pour la BOA Bénin
C’est l’événement majeur de cette entame de mois ; la Bank of Africa Bénin (BOA BN) a franchi le cap psychologique des 7 000 FCFA avec une progression de +0,94 % à la clôture de la séance. Avec plus de 70,6 millions de FCFA transigés en une seule journée, soit près de 10 % de son volume total de février, la filiale du groupe BMCE démontre une attractivité intacte au sein du compartiment béninois.
Selon notre spécialiste à la rédaction, ce passage des 7 000 FCFA n’est pas qu’un chiffre ; c’est le reflet d’une confiance de fer des investisseurs dans la capacité de la banque à maintenir des rendements solides (6,69 % net) malgré les turbulences globales.
Confirmation pour la BIIC Bénin
Dans le sillage de sa consoeur, la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) continue de grignoter du terrain. Après un mois de février exemplaire, l’action a encore gagné +0,10 % pour s’établir à 5 200 FCFA. Cette progression, bien que modeste en apparence, est stratégique. Elle permet à la BIIC d’afficher une variation annuelle positive de +4,52 %, effaçant définitivement pour l’instant les doutes du début d’année. Avec un volume d’échanges de 10,2 millions de FCFA et un PER attractif de 9,90, le titre reste l’une des valeurs les plus rationnelles du marché. Sa capitalisation boursière s’établit désormais à 300 062 161 000 FCFA, consolidant sa position de poids lourd au sein du pôle béninois.
De son côté et pour cette première de cotation du mois de mars, la Loterie Nationale du Bénin (LNB) semble avoir stoppé l’hémorragie constatée le mois dernier. Le titre a terminé la séance inchangé à 3 895 FCFA, après avoir ouvert à 3 880 FCFA. Cette stabilité, accompagnée d’un volume de transactions de près de 2 millions de FCFA, confirme que la LNB conserve son attrait pour les chasseurs de dividendes, grâce à un rendement net qui culmine à 7,07 %.
Un pôle béninois « contre-cyclique »
Au final, alors que la capitalisation globale de la BRVM s’est contractée de 33 milliards de FCFA en une séance, le pôle béninois a injecté plus de 82 millions de FCFA de liquidités dans le marché. Ce dynamisme local tranche avec la morosité des indices : le BRVM Composite a reculé de -0,21 % (416,85 points) et le BRVM Prestige de -0,35 %, tandis que le BRVM 30 a tenté une timide résistance à +0,08 %.
L’activité globale a d’ailleurs montré des signes de ralentissement avec un volume échangé de 2 255 844 titres (en baisse de -2,12 %) pour une valeur transigée de 1,76 milliard de FCFA. Sur les 47 titres ayant fait l’objet de transactions, l’équilibre des forces était précaire avec 22 valeurs finissant en hausse contre 21 en baisse. La séance a été portée par les envolées de TRACTAFRIC MOTORS CI (+7,47 %) et VIVO ENERGY CI (+7,41 %), mais plombée par les fortes corrections de SERVAIR ABIDJAN CI (-6,61 %) et UNILEVER CI (-5,77 %).
Restez connectés à l’actualité en temps réel en rejoignant notre chaîne WhatsApp pour ne rien manquer : actus exclusives, alertes, et bien plus encore.