Votre portail vers l'information stratégique au Bénin, en Afrique et au-delà
Votre portail vers l'information stratégique au Bénin, en Afrique et au-delà

BRVM-ACTIONS : Un chassé-croisé sur le pôle béninois dans un marché marqué par une forte contraction des flux

Bourse, La Marina BJLa Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a affiché une physionomie singulière ce mercredi. Tandis que l’activité transactionnelle globale s’est effondrée de plus de moitié, le compartiment béninois a été le théâtre d’un véritable chassé-croisé, marqué par le retour en force de la BOA Bénin et un rebond technique salvateur de la LNB.

La séance de cotation de ce milieu de semaine a été caractérisée par un paradoxe technique majeur. Si l’indice BRVM Composite a maintenu une légère dérive baissière de -0,10 %, les autres indices de référence BRVM 30 (+0,25 %) et BRVM Prestige (+0,81 %) ont, de leur côté, basculé dans le vert. Ce mouvement indique que les investisseurs ont concentré leurs ordres sur les « Blue Chips » (valeurs de premier plan) au détriment de la masse du marché. Fait marquant de la journée : la valeur transigée a subi une chute drastique de -53,11 %, s’établissant à seulement 868,5 millions de FCFA, témoignant d’un attentisme marqué des donneurs d’ordres.

Inversion des rôles

Au sein du pôle béninois, l’heure était au redressement pour les deux titres ayant souffert la veille. La Bank of Africa Bénin (BOAB) a signé une reprise vigoureuse en s’adjugeant une progression de +2,08 %, portant son cours à 7 845 FCFA. Cette performance permet au fleuron bancaire d’intégrer le Top 5 des plus fortes hausses de la journée et de porter sa variation annuelle à un niveau exceptionnel de +34,10 %. Avec 31,5 millions de FCFA de transactions, la BOA Bénin confirme sa position de locomotive de la liquidité régionale.

Dans le sillage de cette dynamique, la Loterie Nationale du Bénin (LNB) a également réussi à s’extraire de sa zone de turbulence. Après avoir touché un plancher à 3 800 FCFA, le titre a rebondi de +1,32 % pour clôturer à 3 850 FCFA. Ce sursaut technique permet de stabiliser une valeur dont le rendement net, attractif à 7,16 %, continue de séduire les investisseurs en quête de dividendes stables.

À l’inverse des deux précédentes, la BIIC Bénin (BICB) a connu une séance de respiration après sa série haussière des derniers jours. Le titre a reculé de -0,95 %, se fixant à 5 200 FCFA. Cette correction modeste, réalisée sur un volume d’échange restreint de moins de 5 millions de FCFA, s’apparente davantage à un ajustement technique qu’à un désaveu des investisseurs. La banque conserve d’ailleurs une performance annuelle solide de +4,52 % et un ratio de valorisation (PER) particulièrement compétitif de 9,90.

Un paysage sectoriel dominé par la finance et l’énergie

Au niveau régional, l’ambiance s’est amélioré légèrement avec 18 hausses (contre 13 la veille) et une réduction des baisses (23 contre 30 le 17/03). La séance a été portée par le dynamisme des Services Financiers (+0,77 %), où les banques ivoiriennes et burkinabè ont accompagné le mouvement haussier de la BOA Bénin. Le secteur de l’Énergie (+1,90 %) a également brillé, porté par le sacre de TotalEnergies Marketing CI (+5,07 %). À l’opposé avec l’effondrement de la valeur transigée passant de 1,85 milliard à seulement 868 millions FCFA, le secteur Industrie a lourdement chuté de -3,85 %, plombé par les contre-performances de valeurs comme Unilever CI ou la SETAO.

En définitive, cette journée de cotation souligne la maturité du pôle béninois. Le relais de croissance opéré entre la BIIC, d’une part, et le duo BOA-LNB, d’autre part, assure une stabilité structurelle au compartiment béninois. Toutefois comme le souligne notre spécialiste à la rédaction, la forte contraction des flux financiers globaux invite à la prudence, suggérant que le marché cherche encore un catalyseur de volume pour engager un nouveau cycle de hausse durable.

Restez connectés à l’actualité en temps réel en rejoignant notre chaîne WhatsApp pour ne rien manquer : actus exclusives, alertes, et bien plus encore.

Partager cet article
Lien partageable
Précédent

Contentieux des communales 2026 : record de célérité pour la Cour suprême avec 211 dossiers traités en cinq semaines

Suivant

Bénin : comment un transporteur local a fait condamner Oryx à lui verser plusieurs dizaines de millions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire article suivant