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Bénin : 14 sites administratifs, dont le nouveau siège du Parlement, concernés par un vaste audit électrique

Infrastructures administratives, La Marina BJ —Selon nos informations, l’État béninois s’apprête à passer au scanner électrique ses plus grands complexes administratifs, dont la Cité ministérielle de Cotonou, le nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo et la cité d’Ahossougbéta à Abomey-Calavi. Portée par la CONTRELEC, cette mission de diagnostic technique, dotée d’une enveloppe de plus de 300 millions de FCFA, doit permettre de dresser un bilan de conformité des réseaux et de traquer la moindre vulnérabilité matérielle.

La sécurisation électrique du patrimoine immobilier administratif béninois fait l’objet d’une nouvelle attention technique. Selon les informations recueillies auprès de notre source bien informée, la Coordination du Projet de sécurisation électrique des bâtiments administratifs, porté par l’Agence de contrôle des installations électriques intérieures (CONTRELEC), prévoit de faire examiner les installations de 14 sites répartis entre Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi et plusieurs chefs-lieux départementaux. L’objectif est de vérifier leur conformité aux normes de sécurité en vigueur, d’identifier les risques liés à leur exploitation et d’établir un état technique des équipements électriques.

14 complexes de premier plan

Le périmètre de cette intervention couvre les infrastructures les plus névralgiques du pays. À Cotonou, la Cité ministérielle, véritable cœur opérationnel de l’exécutif, est en première ligne, tout comme le nouveau siège (toujours en construction) de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. L’opération s’étend également au grand complexe administratif d’Ahossougbéta, en construction dans la ville d’Abomey-Calavi, ainsi qu’aux onze cités administratives réparties dans les chefs-lieux départementaux.

À Ahossougbéta, l’ampleur du complexe donne une idée des enjeux techniques associés à l’exploitation de bâtiments publics de grande taille. Selon les données communiquées par le gouvernement en octobre 2025, le site s’étend sur 40 hectares et comprend 16 bâtiments administratifs de type R+3, pour une surface de plancher totale de 60 080 m². Le programme intègre notamment des bureaux, des locaux techniques, des salles de conférence, un centre médical, un restaurant et des parkings.

La diversité des infrastructures concernées implique des besoins de contrôle qui ne se limitent pas à l’examen visuel des installations. La configuration des bâtiments, les équipements alimentés et les conditions d’exploitation devront notamment être pris en compte dans l’évaluation de leur sécurité électrique.

Conformité, risques et état des équipements au centre des contrôles

D’après le cahier des charges consulté par La Marina BJ, les travaux porteront notamment sur la conformité des installations aux normes NF C 15-100 et NF C 14-100, ainsi qu’aux règles locales applicables en matière de sécurité incendie. Les vérifications devront permettre de relever les éventuels écarts par rapport aux exigences de sécurité et de caractériser les risques d’électrocution, d’incendie, de surtension, de surcharge ou d’échauffement anormal.

L’examen technique concernera également les principaux équipements et circuits électriques tels que les tableaux généraux basse tension (TGBT), les tableaux secondaires, appareillages, câblages, les groupes électrogènes, les onduleurs et les réseaux de mise à la terre. Des mesures et essais sont prévus pour contrôler notamment la continuité électrique, l’isolement des circuits, la prise de terre et le déclenchement des protections. D’après nos informations, ces vérifications doivent fournir une appréciation documentée de l’état des installations et permettre d’identifier les éventuelles mesures correctives nécessaires.

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Trois mois pour établir le diagnostic

Selon les termes de référence, la mission doit être réalisée sur une période de trois mois, à compter de la contractualisation avec une firme spécialisée en études BTP ou audits des bâtiments, hors délais de validation. Son budget prévisionnel est évalué à 304,152 millions de FCFA, une enveloppe dédiée spécifiquement à la prestation d’audit décrite dans le cahier des charges.

Il importe de préciser que ladite opération s’inscrit dans le cadre plus large du Projet de sécurisation électrique des bâtiments administratifs (PSEBA), engagé en janvier 2022 pour une durée de cinq ans et doté d’un coût global estimé à 5 milliards de FCFA. Ce programme vise notamment à diagnostiquer les installations, à identifier les non-conformités et à contribuer à la sécurisation des bâtiments publics.

L’enjeu de cette nouvelle mission sera donc de disposer d’un état technique des installations des sites concernés, afin de déterminer les interventions éventuellement nécessaires et de mieux encadrer les conditions de sécurité électrique dans ces infrastructures administratives.

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