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Extradition de Kemi Seba : La CRIET mise sur les « conventions multilatérales » pour lier Pretoria

Justice, La Marina BJ Dans une déclaration de presse rendue publique ce lundi 20 avril 2026, le Procureur spécial près la CRIET, Elonm Mario Metonou, a clarifié les fondements juridiques de l’arrestation de Kemi Seba à Pretoria. Entre mandats d’arrêt et « demande d’arrestation provisoire », le parquet spécial de Porto-Novo détaille une procédure qu’il qualifie d’« essentiellement judiciaire ».

Alors que le tribunal de Pretoria vient d’ordonner le maintien sous écrou de l’activiste (Le LMBJ du 20/04/2026), le Procureur Metonou confirme que l’intéressé, « de nationalité béninoise, né de parents eux-mêmes béninois et régulièrement enregistré comme tel au registre de l’état civil du Bénin », est désormais au cœur d’une traque conventionnelle.

Le magistrat du parquet spécial a révélé que Kemi Seba faisait l’objet de deux mandats d’arrêt délivrés par la Commission d’instruction de la CRIET. Le premier, daté du 13 juin 2025, porte sur des faits de « blanchiment de capitaux ». Le second, en date du 12 décembre 2025, concerne des faits d’« apologie de crime ainsi que d’incitation à la haine et à la violence ». En exécution de ces actes, le Procureur spécial affirme avoir « officiellement saisi les autorités judiciaires de la République d’Afrique du Sud, par les canaux légaux, d’une demande d’arrestation provisoire ».

Une demande d’extradition en cours de « préparation »

Si la procédure est lancée, le parquet précise qu’« à ce stade, la demande d’extradition du Bénin n’a pas encore été soumise ». Elonm Mario Metonou indique procéder actuellement à la « préparation de cette demande », laquelle s’inscrit dans le cadre des « conventions multilatérales auxquelles la République du Bénin et la République d’Afrique du Sud sont parties ». Cette précision vient répondre à l’interrogation sur l’absence de traité bilatéral, le Bénin misant sur le droit international multilatéral pour obtenir le transfèrement. Le Procureur a tenu à souligner que « les autorités politiques n’interviennent à ce stade que pour assurer la transmission des demandes par voie diplomatique », tout en saluant le « professionnalisme des autorités policières et judiciaires sud-africaines ».

L’enjeu pour le Parquet spécial est désormais de finaliser ce dossier d’extradition avant l’audience de mise en liberté provisoire fixée par Pretoria au 29 avril prochain. Pour la CRIET, la ligne est claire : il s’agit d’une procédure « préparée, transmise et examinée par les autorités judiciaires de l’État requérant et de l’État requis », loin de toute considération politique.

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