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Extension de la GDIZ : un cabinet local retenu pour le PAR d’une portion de 85 hectares sur la commune d’Allada

Industrialisation, La Marina BJ L’extension territoriale de la Zone économique spéciale (ZES) de Glo-Djigbé franchit une nouvelle étape opérationnelle. Selon les informations exclusives de La Marina BJ, c’est le cabinet béninois ECO PLAN SARL de l’ancien président de l’ordre des architectes et des urbanistes du Bénin monsieur Jean Bosco Todjinou, qui a été retenu par l’État pour conduire l’élaboration du Plan d’action de réinstallation (PAR) portant sur une portion de 85 hectares relevant de la commune d’Allada, l’une des trois entités administratives sur lesquelles s’étend le périmètre de la ZES.

Cette contractualisation intervient dans un contexte de montée en puissance progressive de la GDIZ, déployée sur 1 640 hectares et conçue comme une plateforme industrielle intégrée dédiée à la création de chaînes de valeur allant de l’approvisionnement en matières premières à l’exportation de produits finis. La portion d’Allada concernée par cette nouvelle mission représente donc une tranche supplémentaire dans la libération foncière progressive du site.

Un instrument technique au cœur des droits des populations

Le Plan d’action de réinstallation est un document à portée à la fois technique, juridique et sociale. Il constitue la pierre angulaire de tout processus d’expropriation pour cause d’utilité publique au Bénin, encadré par la loi n° 2013-01 portant Code foncier et domanial, modifiée par la loi 2017-15 du 10 août 2017. L’article 212 du Code foncier et domanial dispose que le montant du dédommagement et son mode de paiement doivent refléter l’équilibre entre l’intérêt public et les intérêts particuliers des personnes affectées par l’expropriation, et tenir compte notamment de l’usage courant qui est fait de la propriété, de son historique d’acquisition et de sa valeur marchande.

Concrètement si l’on s’en tient à notre source bien informée, la mission confiée à ECO PLAN SARL implique l’identification exhaustive des personnes affectées par le projet (PAP) — propriétaires terriens, exploitants agricoles, occupants coutumiers —, l’évaluation des biens impactés, la définition des modalités de compensation, et l’organisation des consultations populaires requises. Des plans d’action de réinstallation sont préparés et une indemnisation doit être versée aux personnes et groupes affectés avant le démarrage effectif du projet. Le respect de ce séquençage conditionne la régularité juridique de l’opération.

Une ZES qui s’étend

Ce n’est pas la première fois que la libération du foncier de la ZES suit ce chemin. Dès août 2020, le Ministre de l’Économie et des Finances Romuald Wadagni, Président des Commissions interministérielles d’expropriation et de dédommagement, avait lancé des enquêtes de commodo et incommodo sur une portion prioritaire de 400 hectares, s’étendant sur les communes de Zè, Allada et Tori Bossito, invitant les personnes affectées à consulter les plans et répertoires dans les locaux des communes concernées. La présente mission sur 85 hectares à Allada s’inscrit donc dans la logique de libération progressive et séquentielle du périmètre, telle qu’elle est conduite depuis lors.

La portée de cette contractualisation dépasse le seul volet social. Elle signale que le gouvernement béninois poursuit méthodiquement l’élargissement du périmètre opérationnel de sa zone vitrine, à un moment où depuis janvier 2023, le Bénin mise sur une politique de développement de zones économiques spéciales pour attirer les investissements, favoriser l’exportation et accélérer l’industrialisation, ces zones bénéficiant d’un cadre administratif simplifié et de régimes fiscaux incitatifs.

La dynamique est manifeste; lors du Conseil des ministres du 23 juillet 2025, un périmètre de 983 hectares à Illara avait été déclaré d’utilité publique en vue d’accueillir une nouvelle ZES orientée vers les échanges avec le Nigeria, principal partenaire commercial du Bénin en Afrique de l’Ouest. La multiplication des PAR en cours de réalisation témoigne d’un État qui accélère sur tous les fronts fonciers simultanément, mobilisant à cet effet des cabinets d’études locaux spécialisés dans l’évaluation environnementale et sociale.

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