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Qualité de service GSM au Bénin : des écarts de conformité détectés chez deux des opérateurs

Télécoms, La Marina BJ L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP) maintient une surveillance rigoureuse sur le marché des télécommunications au Bénin. Les relevés de performance compilés entre le 30 mai et le 5 juin 2026 mettent en lumière des anomalies techniques temporaires, rapidement corrigées après une alerte sur les indicateurs de la voix.

Dans le secteur de la téléphonie mobile au Bénin, la conformité aux exigences réglementaires reste le principal indicateur de la fiabilité des réseaux. L’analyse des dernières données d’évaluation de l’infrastructure réseau pour les appels voix (2G) et l’internet mobile (3G/4G) montre que MTN, Moov Africa et Celtiis déploient des efforts constants pour garantir la fluidité des communications. Néanmoins, selon les informations rapportées par notre journaliste contributeur Noé William HOUNKANRIN après consultation du dernier bulletin de l’ARCEP, le suivi quotidien du régulateur a mis en évidence un non-respect ponctuel des seuils de qualité au tout début de la période d’observation.

Une alerte sur la voix en 2G

C’est sur le segment des appels voix que l’anomalie a été enregistrée par le régulateur. Le 30 mai 2026, le taux de réussite des appels de l’opérateur Celtiis a fléchi à 97,87 %, glissant ainsi sous le seuil de conformité obligatoire fixé à 99 % par l’autorité de régulation. En corrélation directe avec cette baisse, le taux de blocage des appels de ce même opérateur a grimpé à 1,38 %, franchissant la limite maximale autorisée qui est de 1 %. Ce dépassement de seuil, qui s’est traduit concrètement pour les abonnés par des difficultés d’établissement des liaisons ou des interruptions de communication, a fait l’objet d’un ajustement technique immédiat.

Dès le 31 mai 2026, Celtiis a opéré un redressement de ses indicateurs pour afficher un taux de réussite de 98,78 %, avant de stabiliser ses performances autour de 99,20 % les jours suivants et de ramener son taux de blocage à un niveau résiduel de 0,09 % le 5 juin 2026. Durant cette même période, MTN a connu un creux ponctuel le 30 mai avec un taux de réussite de 98,76 % avant de retrouver dès le lendemain des niveaux bien au-dessus de 99 %, tandis que Moov Africa est resté conforme tout au long de la semaine. Les taux de blocage de ces deux opérateurs historiques sont restés insignifiants, compris entre 0,03 % et 0,17 %.

Des débits largement conformes aux exigences

Si le réseau voix de l’opérateur public a connu une faiblesse passagère, le segment de la data affiche une excellente santé générale pour l’ensemble des acteurs du marché. Les mesures des débits descendants et ascendants en 3G et 4G révèlent des performances qui surclassent de manière systématique les seuils minimaux imposés par l’ARCEP. Pour la technologie 4G, le plan de contrôle fixe le seuil réglementaire de téléchargement à 5 Mbps. Sur ce point, les débits relevés sur le terrain s’avèrent particulièrement élevés, Celtiis menant le classement avec une moyenne oscillant autour de 19,90 Mbps, suivi de près par MTN dont les performances se stabilisent entre 18,25 et 18,93 Mbps, tandis que Moov Africa assure une couverture conforme en naviguant entre 15,46 et 17,04 Mbps.

Concernant la vitesse d’envoi en 4G, face à un plancher réglementaire de 2 Mbps, Celtiis domine également les débats en atteignant 3,79 Mbps, suivi de près par MTN qui culmine à 3,35 Mbps et Moov Africa qui maintient une moyenne stable à 2,40 Mbps. La tendance haussière se confirme sur le réseau 3G où le débit minimal exigé est de 450 Kbps en téléchargement. Celtiis y conserve une avance technique notable au-dessus de 1.800 Kbps, MTN maintient une trajectoire solide au-delà de 1.500 Kbps, et Moov Africa affiche une nette amélioration sur la semaine, malgré quelques variations journalières, en passant de 946,01 Kbps le 30 mai à 1.040,88 Kbps le 5 juin.

Une vigilance réglementaire payante pour les usagers

Les données de cette semaine d’observation confirment la maturité technique globale des infrastructures de télécommunications au Bénin. Si l’incident technique du 30 mai rappelle que la stabilité des réseaux voix requiert une vigilance de chaque instant, la rapidité avec laquelle le tir a été corrigé démontre l’efficacité des mécanismes de suivi de l’ARCEP.

Pour les consommateurs, cette surveillance stricte offre une double garantie, celle d’une connectivité internet conforme aux standards de l’économie numérique et celle d’un espace concurrentiel qui tire les prestations vers le haut.

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