Sécurité routière, La Marina BJ – Soixante-dix ans après le texte de 1956 qui encadrait l’essentiel de la circulation routière, l’Assemblée nationale du Bénin a adopté, le lundi 26 octobre 2026, la loi n° 2026-18 portant Code de la route. Le Centre national de sécurité routière (CNSR) annonce qu’il accompagnera l’appropriation des nouvelles règles par les usagers, dans un contexte marqué par environ 3 200 décès routiers par an, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) citées par la structure.
Dans son communiqué du 28 octobre 2026, le CNRS présente l’adoption de cette loi comme une réponse à la nécessité de moderniser le cadre juridique de la circulation et de renforcer la protection des usagers. Mais la réforme doit encore franchir les étapes de la promulgation et de l’adoption de ses textes d’application avant que ses modalités concrètes de mise en œuvre puissent être précisées. Dans cette perspective, le CNSR annonce qu’il accompagnera, aux côtés des autres acteurs concernés, l’appropriation du nouveau cadre légal par les usagers.
Un cadre juridique renouvelé, des règles plus strictes
La loi n° 2026-18 adoptée par le parlement béninois comprend 122 articles et vient renouveler un cadre juridique qui reposait, pour l’essentiel, sur un arrêté général de 1956. Le CNSR rappelle que ce dernier était « devenu inadapté aux réalités actuelles de la mobilité ». Au-delà de cette actualisation juridique, le texte introduit de nouvelles exigences concernant les comportements à risque, les équipements de protection et la prévention routière.
Le communiqué met notamment en avant « Quatorze comportements graves érigés en délits routiers ». Parmi les cas cités figurent la conduite avec un taux d’alcoolémie égal ou supérieur à 0,8 g/l, la conduite sous l’emprise de stupéfiants, les excès de vitesse de 50 km/h ou plus, la conduite sans permis ou sans assurance et le délit de fuite. Le dispositif prévoit également un renforcement des contrôles, le dépistage après accident et le retrait immédiat du permis dans les cas les plus graves.
Les obligations de sécurité sont également renforcées. Le CNSR annonce des « équipements de protection obligatoires », notamment le casque pour le conducteur et le passager des deux-roues, la ceinture de sécurité pour les occupants des véhicules et des dispositifs adaptés aux enfants. L’usage du téléphone au volant est également interdit. La réforme prévoit, en outre, une protection renforcée des piétons et des personnes portant secours à une victime, ainsi que l’extension de l’immatriculation aux véhicules à moteur. L’éducation routière doit par ailleurs faire son entrée à l’école et à l’université. Cette disposition complète les mesures de contrôle et de sanction par un volet préventif destiné à agir sur les comportements dès le plus jeune âge.
Appropriation des nouvelles règles
Pour le CNSR, l’adoption parlementaire ne constitue pas l’aboutissement du processus. Il précise que « La loi poursuivra son parcours institutionnel jusqu’à sa promulgation, avant l’adoption de ses textes d’application ». Cette séquence doit précéder la mise en œuvre du nouveau cadre légal et permettre de préciser les modalités pratiques d’application des dispositions prévues.
⚠️ Toute reproduction, même partielle de nos articles, sans mention explicite de la source lamarina.bj est strictement interdite et constitue une violation du droit d'auteur.
Le CNSR annonce ainsi qu’il accompagnera, « aux côtés de l’ensemble des acteurs de la sécurité routière, son appropriation et sa mise en œuvre auprès des usagers ». L’enjeu est de faire connaître les nouvelles prescriptions et de favoriser leur compréhension, alors que les données de l’OMS citées par le centre font état d’environ 3 200 décès routiers par an au Bénin, soit près de neuf morts par jour. Le communiqué souligne à cet égard que « l’urgence est réelle ».
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique AGIR du CNSR, qui consiste à « renforcer la prévention, responsabiliser les usagers et faire évoluer durablement les comportements sur la route ». Le CNSR a salué la contribution du président de l’Assemblée nationale, de la Commission des lois et des députés, ainsi que le portage du texte par le gouvernement à travers le ministère du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable.
La portée de la réforme dépendra désormais de la suite du parcours institutionnel et des conditions de son application. Pour le CNSR, l’objectif dépasse l’adoption de nouvelles règles; il s’agit de favoriser leur compréhension et leur respect par les usagers.
Restez connectés à l’actualité en temps réel en rejoignant notre chaîne WhatsApp pour ne rien manquer : actus exclusives, alertes, et bien plus encore.