Coopération, La Marina BJ — Dans une dynamique de renforcement des liens historiques entre Cotonou et Pékin, la quatrième Mission chinoise d’appui à la production cotonnière au Bénin (MCAPCB) a officiellement débuté son déploiement le 15 avril 2026. Composée de six experts de haut niveau, cette équipe prend le relais d’une coopération décennale pour propulser la mécanisation et la performance de la filière blanche.
Le partenariat stratégique entre le Bénin et la Chine franchit une nouvelle étape opérationnelle. Dès leur arrivée dans la capitale économique, les experts de la MCAPCB ont mis le cap sur Parakou, point névralgique de la culture cotonnière dans le nord du pays. Ce déploiement n’est pas une simple rotation de personnel, mais la confirmation d’un engagement durable amorcé en 2013, visant à transformer en profondeur les méthodes culturales locales.
En achevant trois phases successives, les missions précédentes ont réussi, selon nos informations, à instaurer une relation de confiance avec les producteurs locaux. L’impact est mesurable à travers le parcours d’agriculteurs dont l’exploitation de plusieurs hectares témoigne de l’efficacité du passage à la mécanisation.
Un mandat axé sur l’autonomie et l’innovation
Pour cette quatrième phase, la feuille de route des experts chinois s’articule autour de défis techniques précis. Selon les informations de notre reporter Noé William HOUNKANRIN, le premier volet concerne la sélection rigoureuse des variétés de coton afin d’adapter les semences aux aléas climatiques actuels. Parallèlement, la mission accentue la promotion des machines agricoles modernes, essentielles pour passer d’une agriculture de subsistance à une production industrielle compétitive. Enfin, le transfert de compétences demeure le pilier central de l’intervention, avec un programme de formation dédié aux techniciens béninois pour assurer la pérennité des acquis technologiques bien après le départ des experts.
Cet appui technique renouvelé de la Chine intervient à un moment charnière pour l’économie béninoise. Le coton, qui génère 80 % des recettes d’exportation et mobilise près de la moitié de la population rurale, est le levier principal de la croissance béninoise. Pour la campagne 2025-2026, l’État béninois a d’ailleurs consenti un effort financier de plus de 3 milliards de FCFA pour soutenir la filière. Avec une production projetée à 647 000 tonnes (Lire LMBJ du 22/01/2026), l’apport de l’expertise chinoise est perçu comme le catalyseur nécessaire pour permettre au Bénin de ravir au Mali la place de premier producteur de coton en Afrique de l’Ouest.
Au-delà de la technique, cette mission illustre la vitalité de la diplomatie agricole sino-béninoise dans le cadre des engagements du FOCAC. En privilégiant une approche de « coopération Sud-Sud » basée sur le partage d’expériences concrètes et l’adaptation technologique, la Chine consolide son rôle de partenaire de premier plan pour le développement rural du Bénin. À Parakou, les travaux qui s’ouvrent désormais portent l’ambition d’une filière cotonnière moderne, résiliente et durablement ancrée dans la modernité.
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