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BRVM : l’embellie des banques régionales ne profite pas à la BIIC Bénin, en repli de 1,83 %

Bourse, La Marina BJ La séance de cotation du lundi 18 mai 2026 a révélé une déconnexion frappante entre les performances du secteur bancaire ouest-africain et les actifs financiers béninois. Alors que les établissements financiers de la sous-région ont globalement surfé sur une dynamique positive, la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) a fait figure d’exception, subissant une correction marquée qui interroge les analystes.

Le marché régional a entamé la semaine sous de bons auspices, porté par un BRVM Composite en hausse de +0,43 % à 414,40 points. Cette progression a été largement alimentée par le compartiment des Services Financiers (+0,88 %), où plusieurs mastodontes ont brillé : NSIA Banque (+4,33 %), Coris Bank International (+2,99 %) ou encore les filiales BOA du Sénégal (+1,38 %) et du Niger (+1,31 %).

Un pôle béninois globalement en retrait

Pourtant, au cœur de cette euphorie bancaire de la BRVM, la BIIC Bénin a essuyé le repli le plus prononcé du trio béninois. Le titre a cédé -1,83 %, abandonnant 95 FCFA pour s’établir à 5 105 FCFA. Contrairement à d’autres valeurs peu liquides, ce mouvement ne peut être qualifié d’accident technique. Avec un volume significatif de 3 639 titres échangés pour une valeur de 18,6 millions FCFA, la baisse de la BIIC reflète une pression vendeuse réelle. Ce décrochage suggère que les investisseurs ont opéré des arbitrages défavorables au titre béninois, préférant repositionner leurs capitaux vers des banques présentant un meilleur momentum à court terme. Sa capitalisation boursière, bien que solide à 294,8 milliards FCFA, subit ainsi une érosion notable en ce début de semaine.

Le reste du contingent de Cotonou n’a guère fait mieux. La Bank of Africa Bénin (BOAB) a conservé une « stabilité sereine » à 9 400 FCFA, ne parvenant pas à s’arrimer au train de hausse de ses consœurs régionales malgré un volume transactionnel honorable de 41 millions FCFA. Quant à la Loterie Nationale du Bénin (LNBB), elle a enregistré un recul symbolique de -0,26 % pour s’afficher à 3 890 FCFA. Cette micro-correction, intervenue sur un volume extrêmement faible de seulement 87 titres, illustre davantage l’illiquidité structurelle de la valeur qu’un désaveu fondamental.

Un marché à deux vitesses

Cette séance du 18 mai met en lumière une fracture sectorielle nette. Pendant que les « Utilities » comme la SODE CI (+7,47 %) et les banques ivoiriennes et burkinabè portent la capitalisation totale du marché vers des sommets (15 964 milliards FCFA), les actifs béninois semblent marquer une pause.

Pour nos spécialistes à la rédaction, cette situation de « contre-courant » pour la BIIC devra être surveillée de près lors des prochaines séances. S’agit-il d’un simple ajustement technique ou du signe d’une plus grande sélectivité des investisseurs vis-à-vis du risque bancaire béninois ? La réponse réside sans doute dans la capacité de l’institution à rassurer le marché sur sa dynamique de croissance face à une concurrence régionale de plus en plus agressive.

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