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Au Bénin, l’emploi formel progresse de 6,5 %, tiré par le tertiaire et l’industrie

Indice, La Marina BJ – Malgré un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, le marché du travail formel béninois affiche une nette progression à la mi-2026. Portée par les services et la transformation locale, cette dynamique s’accompagne d’une remarquable maîtrise de l’inflation, bien en deçà du seuil communautaire de l’UEMOA. En savoir plus.

À la fin juin 2026, l’activité économique au Bénin confirme la solidité de sa trajectoire de croissance. Selon les dernières données officielles de la Direction Générale de l’Économie, l’indice global de l’emploi dans les moyennes et grandes entreprises du secteur formel s’est établi à 117,5 points contre 110,3 points un an plus tôt, soit une hausse de 6,5 % en glissement annuel. Cette performance témoigne de la résilience du tissu productif national et de la montée en puissance des activités de services au sein de l’économie béninoise. Elle ne concerne toutefois que les moyennes et grandes entreprises du secteur formel, et l’extrait consulté ne précise pas les pondérations de l’indice.

La logistique et la transformation industrielle comme moteurs

Au cœur de cette dynamique positive, le secteur des transports affiche la plus forte hausse du tableau, avec un bond spectaculaire de 21,6 % sur douze mois. Cette progression, calculée à partir d’un indice de départ relativement bas (55,7), est amplifiée en pourcentage et pourrait refléter le dynamisme des flux logistiques et du transit de marchandises. Parallèlement, le secteur agroalimentaire s’illustre par une progression de 14,9 % de son niveau d’emploi. Ce contraste marquant avec le léger repli de l’agriculture et de ses activités de soutien (-2,4 %) pourrait signaler une tendance à la transformation locale des ressources primaires, afin de capter davantage de valeur ajoutée. La vitalité du commerce (+11,0 %), des services d’hébergement et de restauration (+11,0 %) et des autres activités financières (+14,4 %) vient appuyer cette poussée du secteur tertiaire.

L’autre enseignement majeur de cette mi-année réside dans le maintien d’un cadre macroéconomique particulièrement stable. En dépit des perturbations géopolitiques en cours au Moyen-Orient et de la hausse des prix des transports (+4,2 %), le taux d’inflation moyen annuel est ressorti à seulement 0,6 % à la fin juin 2026. Un niveau très nettement inférieur au plafond de 3,0 % prescrit par les critères de convergence de l’UEMOA. Cette modération des prix, soutenue notamment par le repli des prix dans la division « Restaurants et services d’hébergement » (-0,8 %), constitue un environnement favorable pour les ménages comme pour les investisseurs privés.

Reconfigurations sectorielles

Si la tendance globale demeure très favorable, l’analyse détaillée des indicateurs révèle des trajectoires différenciées selon les branches d’activité. Alors que les banques et systèmes financiers décentralisés (+7,2 %) et les autres industries manufacturières (+6,2 %) poursuivent leur progression, le segment des constructions et travaux de construction affiche une croissance plus modérée du niveau d’emploi (+2,3 %). Deux branches seulement reculent : les industries extractives (-6,8 %, de 465,6 à 434,1 points), la plus forte baisse du tableau, et l’agriculture et ses activités de soutien (-2,4 %).

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L’enjeu pour la seconde moitié de l’année 2026 résidera dans la capacité à maintenir l’élan des secteurs moteurs tout en diffusant cette dynamique aux branches en recul.

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