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Bénin : la relocalisation des futures écoles de métiers contraint l’ADET à revoir sa copie

Infrastructures scolaires, La Marina BJ — Les changements intervenus dans les sites d’implantation et les conceptions architecturales et techniques conduisent l’Agence de développement de l’enseignement technique (ADET), qui pilote le projet de formation professionnelle et d’entrepreneuriat pour l’emploi au Bénin (FP2E), à actualiser les évaluations environnementales et sociales de quatre futures écoles de métiers. Une étape technique incontournable, conformément à la réglementation nationale et au cadre du bailleur, pour sécuriser l’avenir de ces chantiers d’envergure.

À Ouidah, sur le site de Sèmè City, trois établissements sont concernés à savoir l’École des métiers de menuiserie, bois et aluminium (EMMBA), l’École des métiers du bâtiment et des travaux publics (EMBTP) et l’École des métiers du numérique (EMN). À Cotonou, l’École des Arts du Bénin (EAB), prévue dans le quartier culturel et créatif, entre elle aussi dans le champ de la révision. Pour certaines de ces infrastructures, des études avaient déjà été réalisées en 2025, mais elles ne correspondent plus aux projets tels qu’ils sont désormais envisagés. Leur actualisation doit permettre de tenir compte des caractéristiques des nouveaux sites et des options techniques retenues.

Selon nos informations, l’ADET cherche à s’attacher les services d’un cabinet ou d’un groupement de cabinets spécialisé dans les évaluations environnementales et sociales pour réaliser ces quatre études et obtenir l’approbation de l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE), ainsi que les certificats de conformité environnementale et sociale (CCES) nécessaires. Le travail attendu doit permettre d’actualiser les données environnementales et sociales propres à chaque site et de définir les mesures nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires.

Pollution et climat au cœur des études

Le cabinet qui sera retenu à l’issue de la phase de contractualisation devra réaliser quatre études d’impact environnemental et social simplifiées. Il devra notamment caractériser les écosystèmes présents, évaluer les risques de pollution, examiner la gestion des produits chimiques et des déchets électroniques, analyser la vulnérabilité des sites aux changements climatiques et établir un bilan carbone. Les résultats devront permettre d’identifier les incidences potentielles des infrastructures et de prévoir des mesures adaptées pour les prévenir, les réduire ou les compenser.

Son mandat intègre également des consultations publiques auprès des populations riveraines, des autorités locales et des bénéficiaires. Ces échanges devront permettre de recueillir les préoccupations des parties prenantes et de les prendre en compte dans les évaluations. Enfin, le cabinet devra élaborer, pour chaque établissement, un plan de gestion environnementale et sociale (PGES) chiffré. Ces plans préciseront les mesures à mettre en œuvre, les responsabilités et les coûts associés. Des clauses environnementales, sanitaires et sécuritaires devront également être préparées pour être intégrées aux dossiers encadrant les futurs travaux de construction. L’ensemble de ces travaux doit contribuer à la préparation des dossiers nécessaires à l’examen des études par l’ABE et à l’obtention des certificats de conformité environnementale et sociale.

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La mission est estimée à trois mois, hors délais liés aux observations et aux approbations institutionnelles. Elle doit donner lieu à un rapport de démarrage, à des rapports provisoires, à des ateliers de prévalidation et à des rapports finaux. L’objectif est de disposer d’évaluations actualisées permettant de mieux encadrer la préparation environnementale et sociale des quatre établissements avant la poursuite de leur mise en œuvre. À l’heure où le Bénin mise sur la formation qualifiante pour répondre aux besoins du marché du travail, la révision de ces études souligne l’importance d’intégrer les exigences environnementales et sociales dès la préparation des infrastructures de formation.

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