Justice, La Marina BJ (Modifié à 11h35)— Selon les précisions officielles des autorités sud-africaines, l’activiste Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a été arrêté le 13 avril 2026 à Brooklyn (Pretoria). Déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin, il est désormais au cœur d’une procédure judiciaire complexe en Afrique du Sud.
L’arrestation a été menée lors d’une opération de renseignement ciblée dans un centre commercial, impliquant la Direction des enquêtes prioritaires sur les crimes contre l’État (CATS), les unités tactiques des Hawks et la section antiterroriste. Stellio Capo Chichi (45 ans) n’était pas seul : son fils, Khonsou Seba Capo Chichi (18 ans), ainsi qu’un ressortissant sud-africain, François van der Merwe, ont également été interpellés.
Une tentative d’exfiltration vers le Zimbabwe
Les faits reprochés sont particulièrement précis. Selon les éléments communiqués par les Hawks, le groupe est soupçonné d’avoir facilité ou tenté de faciliter des mouvements illégaux vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo, avec pour objectif final de rejoindre l’Europe. Les renseignements indiquent qu’une somme d’environ 250 000 R (rands sud-africain senviron 8 500 000 FCFA.) aurait été versée à un intermédiaire pour organiser cette traversée clandestine.
Lors de l’interpellation, les enquêteurs ont saisi des téléphones portables ainsi qu’une somme supplémentaire de 318 000 R en espèces soit environ 10 800 000 FCFA. Cette dimension opérationnelle transforme radicalement la situation de l’activiste : il est désormais poursuivi localement pour des faits concrets de facilitation de passage illégal de frontières et d’association de malfaiteurs.
Une audience charnière le 20 avril
L’unité d’élite des Hawks, avec l’appui d’Interpol, a formellement confirmé que Stellio Gilles Robert Capo Chichi est un fugitif recherché par la justice béninoise pour des crimes contre l’État, notamment en lien avec la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Le trio a comparu brièvement devant le tribunal de première instance de Brooklyn ce 15 avril 2026. Le juge a ordonné leur maintien en détention provisoire, le temps que les procédures d’extradition et l’instruction locale suivent leur cours.
Le dossier a été renvoyé au 20 avril 2026. Cette audience devra déterminer l’ordre de priorité des poursuites. Si l’Afrique du Sud décide de juger l’activiste pour les faits de facilitation de passage illégal commis sur son sol, son extradition vers Cotonou sera temporairement suspendue. Toutefois, une extradition vers le Bénin, si elle est in fine autorisée, permettrait aux autorités béninoises de traduire l’intéressé devant les tribunaux nationaux pour répondre des nombreux griefs qui pèsent contre lui au nom de la loi républicaine.
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