Finances Publiques, La Marina BJ — Selon le rapport d’exécution de la Direction Générale du Budget (DGB), l’État béninois a bouclé le premier trimestre 2026 avec une mobilisation globale de ses ressources estimée à plus de 1 300 milliards de FCFA. Une performance nominale robuste, portée par ce que nos spécialistes à la rédaction analysent comme une stratégie de pré-financement soutenue sur les marchés de capitaux, alors que les recettes fiscales maintiennent leur vitesse de croisière.
À la date du 31 mars 2026, les compteurs de la Direction Générale du Budget (DGB) affichent des réalisations significatives pour amorcer l’exercice budgétaire en cours. Le Bénin a capté un montant total de 1 300,106 milliards de FCFA de ressources, atteignant ainsi 34,4% de l’objectif global annuel fixé à 3 783,984 milliards de FCFA par la loi de finances initiale. En face, les charges globales ordonnancées s’élèvent à 988,109 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 26,1%. Ce différentiel positif laisse apparaître une réserve de trésorerie apparente, caractéristique d’une gestion prudente en début d’exercice. Toutefois, une analyse approfondie des composantes de ces ressources révèle une dynamique à double vitesse entre les performances des régies financières et le recours aux instruments de financement.
Les régies en régime de croisière
Sur le front des recettes budgétaires strictement issues de l’économie nationale, comprenant les impôts, les douanes et le domaine, l’État a recouvré 552,705 milliards de FCFA, soit 20,9% des projections annuelles fixées à 2 645,976 milliards de FCFA. Bien qu’attendu pour un premier trimestre, ce volume affiche une légère contraction de 1,2% en glissement annuel, correspondant à un recul de 6,484 milliards de FCFA par rapport à la même période en 2025. Une inflexion mineure que les services de la DGB jugent conjoncturelle, précisant que cette contraction « ne remet toutefois pas en cause la dynamique d’amélioration des recettes budgétaires ».
Dans le détail, la contribution des différentes administrations financières reste homogène sur toute la ligne. La Direction Générale des Impôts demeure le principal poumon de la mobilisation avec 319,731 milliards de FCFA collectés, soit 21,7% de son objectif annuel. La Direction Générale des Douanes emboîte le pas avec 178,708 milliards de FCFA sécurisés, représentant 20,3% des prévisions. De son côté, la DGTCP se montre la plus avancée en proportion, réalisant 25,6% de ses cibles à 36,356 milliards de FCFA. À l’inverse, les recettes non fiscales et les comptes d’affectation spéciale affichent des niveaux de contribution marginaux, voire nuls à ce stade de l’année.
Le véritable accélérateur de ce premier trimestre réside dans le compartiment des ressources de trésorerie. Les ressources de financement mobilisées, qu’elles relèvent du marché des titres publics ou des concours extérieurs, ont culminé à 747,401 milliards de FCFA. Ce montant représente 65,7% de l’enveloppe annuelle initialement budgétisée, qui s’élève à 1 138,008 milliards de FCFA. Cette forte concentration des levées de fonds en début d’année reflète un recours soutenu aux instruments de financement disponibles, visant à sécuriser les liquidités nécessaires pour couvrir les obligations du premier semestre, le détail de la décomposition entre marché régional et financements extérieurs n’étant pas disponible dans ce rapport.
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