Justice, La Marina BJ — Nouveau revers pour Stellio Gilles Robert Capo Chichi à Pretoria. Selon nos informations, ce mercredi 29 avril 2026, la juridiction sud-africaine a opposé une fin de non-recevoir à la demande de mise en liberté sous caution introduite par l’activiste panafricaniste. Kemi Seba demeure ainsi maintenu sous écrou avec une nouvelle audience désormais fixée au 11 mai prochain.
L’audience de ce matin était particulièrement attendue. Après neuf jours de vérifications techniques menées par l’unité d’élite des Hawks, le parquet a finalement suivi les réquisitions de la procureure en charge du dossier, estimant que les conditions garantissant une libération provisoire n’étaient pas réunies.
Les premières indiscrétions judiciaires suggèrent que le risque de soustraction à la justice a pesé lourd dans la balance. L’incertitude persistante sur le statut migratoire de l’intéressé, qui circulait avec un passeport diplomatique nigérien, et l’absence de garanties de représentation suffisantes sur le sol sud-africain auraient convaincu la juridiction de maintenir la détention. Pour rappel, la saisie d’importantes sommes en devises lors de son interpellation initiale constituait déjà, aux yeux de l’accusation, un indicateur de mobilité préoccupant.
Une fenêtre de tir pour la CRIET
Ce maintien en détention agit comme une bouffée d’oxygène pour la stratégie de l’exécutif béninois. Comme nous l’analysions précédemment (Lire LMBJ du 28/04/2026), le Procureur spécial près la CRIET, Elonm Mario Metonou, avait confirmé la préparation active d’une demande formelle d’extradition fondée sur des mandats d’arrêt pour « blanchiment de capitaux » et « apologie de crime ». En gardant Kemi Seba sous la main de la justice à Pretoria, la juridiction sud-africaine laisse le champ libre à la justice béninoise pour finaliser le traitement de son dossier. Ce rejet du « Bail » neutralise, pour l’heure, tout espoir de départ précipité vers une autre destination, notamment le Niger.
L’activiste et ses conseils, qui démentaient récemment toute demande d’asile politique pour privilégier une bataille sur le terrain du droit commun, voient leur marge de manœuvre se réduire. Kemi Seba reste donc en prison. Son sort est désormais suspendu à cette date charnière du 11 mai. À suivre.
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